Dimanche 6 novembre 2011
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23:30

Non, je ne ferai aucun de jeu de mots du genre « François &
The Atlas Mountains au sommet du Festival des Inrocks ». 1/ ça serait trop facile 2/ Comme je n'ai pas vu les autres concerts, une telle affirmation serait un peu hasardeuse. Mais une chose
est sûre, tout au long du court set de A&TAM (7 chansons et puis s'en vont), le public était sur un petit nuage. Car la proposition trance ethno pop de cette formation saintongeaise libère le
corps et fait voyager l'esprit. Le temps d'une rêverie de 40 minutes, on s'envole dans les airs entre Afrique (percus maliennes au diapason dans «Edge of Town ») et Charente-Maritime
(évocation nostalgique des plages de l'Atlantique dans « Royan »).
Au risque de se prendre les pieds dans les fils, les 4 garçons
galopent sur la petite scène de la Boule Noire afin de s'échanger leurs instruments : guitares, "dounoumba" (J'ai vérifié, ils s'agit d'une sorte de Djembé XXL) et claviers. Comme il n'y a pas de
section rythmique, des beats hypnotiques servent de support au chant polyphonique et aux sons de guitare aériens. On pense à la rencontre improbable entre Dominique A (pour l'aspect minimal des
compositions) et les Talking Heads (pour la science du rythme). D'aillleurs, les grands mouvements élastiques du chanteur rappellent ceux de de David Byrne. Mais si elles suggèrent ce lignage
prestigieux, nos Montagnes de l'Atlas ne prennent pas le public de haut. Avec leurs pulls tricotés par leurs mères et leurs mini chorés ridicules, les 4 charentais décomplexés nous invitent
à plonger dans un univers ludique et coloré.
Alors, comme ils le chantent dans leur dernier clip,
"allons à la piscine demain" !
Par Thib
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Samedi 20 mars 2010
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23:38
Pas de batteries, ni de guitares, mais un orchestre, le Philharmonique de Radio-France pour accompagner Peter Gabriel tout au long de ce concert au Studio 104. La tournée débutera réellement lundi,
à Bercy. Ce soir, on a la chance d'assister à la répétition générale annonce Jean-Luc Hess.
Une première partie est consacrée à « Scratch my Back », l'album des reprises orchestrales. Sans surprise, les morceaux sont égrenés dans l'ordre du disque, de « Heroes » (Bowie) à
« Street Spirit » (Radiohead). Les musiciens sont excellents, le jeune chef d'orchestre dirige avec élégance, mais on attend, en vain, le grand frisson. Le public écoute sagement, écrasé
par le côté solennel du récital et l'austérité des arrangements de cordes. Dans les allées, les agents de la sécu guettent, prêts à bondir sur un malheureux spectateur qui aurait la mauvaise idée
de sortir de sa poche un micro ou un appareil photo.
La deuxième partie est une toute autre histoire. Gabriel reprend une douzaine de titres peu connus de son répertoire. S'il applique à nouveau la règle du « orchestra, no drums, no
guitar » (seul un tambourin peu orthodoxe y déroge), cette fois-ci, les chansons ont du relief et des couleurs. L'arrangeur John Metcalf a certainement dû beaucoup s'amuser à recréer les
parties rythmiques de « Signal to noise » ou de « Digging in the Dirt » en utilisant des glockespiels, des xylophones ou des triangles. Le public sort enfin de sa léthargie et fait
une standing ovation à la fin de chaque chanson. Peter Gabriel, lui, promène sur la scène son épaisse silhouette sanglée dans une veste à capuche noire enfilée par dessus une étrange blouse de la
même couleur (a-t-il le même styliste que Jean-Pierre Coffe ?). Les tubes sont réservés au rappel : « Solsbury hill » et « Don't give up » chanté en duo avec une jolie
norvégienne qui s'appelle Ane Brun.
La fin du dernier morceau (instrumental) donne lieu à un vrai moment de grâce : alors que les musiciens s'arrêtent de jouer, les loupiotes qui les éclairent s'éteignent une par une. Le public
hésite quelques secondes avant d'applaudir. Le silence qui suit Peter Gabriel est encore du Peter Gabriel.


Par Thib
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Vendredi 19 février 2010
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23:41
Plus péchu et plus électrique que prévu, le rock naturaliste des drôles d'oiseaux de Shearwater a conquis hier un Nouveau Casino bourré à craquer.
Le chanteur-guitariste-claviériste Jonathan Meiburg ne paie pas de mine avec sa dégaine d'étudiant en anthropologie, mais il mène sa formation en bon capitaine, gardant toujours le cap, que sa
musique traverse les tempêtes ou les zones de calme plat. L'essentiel du set est consacré à « The Golden Archipelago », un album que le groupe est fier de présenter à son public, quelques
jours avant sa sortie. Délit d'initiés ? Streaming ? Piratage ? Myspace ? Les fans semblent déjà familiarisés avec ce nouveau matériel sonore inspiré par les nombreux voyages de Meiburg et
l'intérêt particulier qu'il porte aux îles, des Falklands à Madagascar, de l’Atoll Bikini à la Terre de Feu.
« Castaways », « Black Eyes » ou « Hidden Lakes », nouveaux morceaux à la fois fragiles et tendus, sont interprétés avec conviction par des musiciens
multi-instrumentistes qui passent avec une facilité déconcertante de la guitare électrique à la flûte en passant par le vibraphone. Le batteur qui répond au doux nom de Thor impressionne avec son
look à la Philippe Lucas. La voix puissante et haut-perchée de Meiburg donne à ce rock atmosphérique une beauté et une élégance qui rappelle les meilleurs moments de Radiohead ou de Talk Talk.
Court, forcément trop court, le concert s'achève à peine un peu plus d'une heure après avoir commencé. En guise d'ultime rappel, le quintet texan offre une version lumineuse et énervée de
« Snow Leopard », petit chef d'oeuvre extrait de Rooks, leur avant-dernier album.
Pourvu que le dieu du tonnerre accorde à ce groupe de garder sa fraîcheur, sa sincérité et son originalité !
Par Thib
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Mardi 2 février 2010
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23:28
Grâce à un effet de « reset » provoqué par l'explosion de la bombe, la station Swan n'a jamais été construite, Desmond n'a pas oublié d'appuyer sur le bouton et donc, par conséquent, le
vol Océanic 815 s'est posé comme une fleur à L.A., le 22 septembre 2004. Trop facile. Les scénaristes nous montrent alors une seconde time-line, dans laquelle, cette fois, nos personnages n'ont pas
quitté l'île. Et Sawyer n'est pas content, mais alors pas content du tout … Réalité parallèle ? Histoire alternative ?
En attendant, Jacob est-il vraiment mort ? Qui est l'homme en noir ? Sun va-t-elle retrouver Jin ? Jack va-t-il enfin prendre des décisions réfléchies ? Hurley va-t-il entamer un régime ?
L'ultime saison de la meilleure série fantastique des 00's va apporter des réponses à toutes ces questions. Ou peut-être pas.
Par Thib
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Vendredi 29 janvier 2010
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19:54
Pour John Truby, toute bonne histoire s'écrit en 22 blocs de construction … Pendant 3 jours, cet éminent script doctor a partagé son expertise du scénar avec un public composé essentiellement de
professionnels de l'audiovisuel. Et même qu'y avait Muriel R. Alexandra L. et Tony M.
Bon maintenant que j'ai les outils, va falloir que je me mette au taf ….

Par Thib
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